Kiwi on the road.

Publié le par Tanchovic

After 15 months in Australia, we're back on the road.
This sunday 15/11, we are off to Auckland.
For more news, i guess you would have to speak French or wait until my English get good enough to write  an article.

Pictures available at  the bottom of this page.



Ces derniers mois, nous étions redevenus plus ou moins sédentaires (quoique nous changions quand même de logements tous les mois car nous faisons du gardiennage de maisons et d'animaux domestiques).
En plus de ne pas payer de loyer, ça nous permettait de visiter Sydney diffèrement. Nous avons passé un mois dans le quartier asiatiques/grec, un mois dans le quartier gay, un autre dans une zone residentielle au bord de la mer, un mois dans un quartier de la classe moyenne où on voit pas la mer, un dans le quartier lesbien et alternatif.
Pour finir, on était à Fresh water, un très bon spot de surf, on se croirait dans un petit village sur la côte, la plage est superbe, l'eau délicieuse, les vagues abordables pour des débutants surfeurs comme nous.
D'ailleurs on a pas de photos de nous en train de surfer, on ne tient pas assez longtemps debout sur la planche.
On avait donc troqué la tente contre une maison, nos vélos contre des animaux de compagnie, et nos heures de pédalage, contre un boulot salarié.
J'étais chauffeur, cuisinier, homme à tout faire pour une gentille famille, Estelle gardait un joli bébé de six mois.



On aime beaucoup cette ville, les gens sont sympas, décontractés, même les banquiers en costard cravates ont une planche de surf dans les yeux.
Exempte du stress habituel d'une capitale, Sydney est bordée de plages de sable et de magnifiques parcs et ensoleillée 250 jours dans l'année.
Les gens sont biens payés (le salaire moyen d'un ouvrier est de 2050 euros) et les prix sont comparables à chez nous, voire un peu moins cher, la pinte de bière coûte cinq euros, le kilo de carottes est à un euro, le chômage est passé le mois dernier de 6.1 a 5.7, la grippe aviaire est une lointaine rumeur qui n'inonde ni les ondes, ni les cerveaux.
 
En quelques dizaines de kilomètres, on se retrouve dans le bush, c'est à dire en pleine forêt, des oiseaux flamboyants se posent sur nos épaules et sifflent délicatement, possums et kangourous dansent en farandole en chantant des contines de Dysney, la vie est belle et radieuse.
On n'en rajoute presque pas.
Avec le Canada, l'Australie est devenue une des destinations favorites pour l'immigration:
Même les Français s'y mettent: 80000 visas travail-vacances d'un an distribués l'année dernière à nos chers compatriotes (à cela il faut ajouter les visas de résidents permanents, visas étudiants, et visas de travail simple délivrés aux Français).
Mais que fuient tous ces jeunes français?

La population de Sydney est très mixte. Les premiers immigrants étaient Irlandais, Ecossais et Anglais (il y a deux siècles de cela). Puis d'autres vagues ont suivi: grecque et italienne entre autres et aujourd'hui l'immigration est principalement asiatique.
Un tiers des Australiens sont nés dans un pays étranger, un tiers ont un parent né à l'étranger, le tiers restant sont les descendants des prisonniers ou des immigrants de première génération.
Ned Kelly (1854-1880), le plus grand gangster de l'histoire de l'Australie,  Irlandais d'origine, est un héros national.
Son père fut déporté en Tasmanie en 1841 pour avoir volé deux cochons.
A cette époque en Australie, la vie était rude et les injustices commises par les forces de l'ordre alliées aux propriétaires terriens touchaient surtout les populations vivant de fermage. Ned Kelly issu du milieu rural quitta l'école à l'âge de onze ans et devint voleur de chevaux. Il fut condamné à la pendaison en 1880 et sa dernière phrase fut: "c'est la vie".
Les Australiens sont toujours très fiers de leurs passé de "convict" (prisonnier).

Alors que la méfiance des Américains vis à vis des institutions publiques est en grande partie influencée par les idées de la droite libérale, il semble que ce soit plutôt leur passé de prisonniers qui a entretenu chez les Australiens cette vigilance vis-à-vis du pouvoir étatique.
Ce passé explique aussi leur relative décontraction et détachement quand aux protocoles, les gens font moins de manières au quotidien, et expriment beaucoup plus de spontanéité.
Ils se parlent facilement dans la rue sans se connaitre. En descendant du bus ils remercient le chauffeur d'un  "thanks mate" (merci mon gars/pote!), c'est assez rare dans une capitale.

Une autre particularité de l'Australien est le "mateship": "mate" signifie copain, pote, partenaire. "Mateship" est le lien qui existe entre les Australiens, un lien de sympathie, de camaraderie et de soutien.
Sur cette immense terre (14 fois la superficie de la France), encore très sauvage à l'extérieur de ces quelques îlots urbains, les conditions sont souvent rudes: chaleur, sécheresse, ou bien inondations dans les zones tropicales pendant la saison des pluies, attaques des constructions ou des cultures par les termites ou les sauterelles, feux de forêts... les Australiens ont toujours eu besoin de s'entraider et de pouvoir compter les uns sur les autres pour faire face à ces conditions, qui ont déterminé le développement de cette relation de "mateship".

Cette rudesse du milieu environnant pourrait expliquer aussi le caractère pacifiste des cultures aborigènesd'Australie. La nourriture étant rare et les conditions de vie difficiles, l'homme doit concentrer ses efforts pour survivre et se reposer sur l'entraide et la solidarité, il n'a pas le  temps d'aller provoquer son voisin.
A l'inverse, en Nouvelle-Zélande où la terre et riche et la nourriture abondante, la guerre a une place importante dans la culture des Maoris.

Pour finir sur les Australiens, certains leur reprochent leur superficialite, leur côté grand enfant ou leur violences sous alcool dans les pubs...comme vous le savez nous ne sortons jamais dans les pubs, et nous ne rencontrons personne à l'extérieur de notre travail, nous ne pouvons donc pas vous confirmer si ces remarques sont fondées.

Après quinze mois en Australie, nous reprenons la route.
Dimanche, nous serons à  Auckland campés sur nos vélos.
L'aventure est au bout du guidon.

A bientôt
Christophe et Estelle



Un agamidé (agamidae), de la famille des reptiles.

Manifestation Avaaz pour la protection de l'environnement en préparation du sommet de Copenhague 2009
La plage de Freshwater.

Harbour bridge

Ferry de manly au centre ville, de droite à gauche, Harbour Bridge, l'Opéra (en tout petit) et les tours du centre.


Tempête de sable sur Sydney, tout est recouvert d'une fine couche de sable rouge.

Cameron en action.


Pas assez de vagues pour surfer, on va faire un tour en carveboard, les courbes s'enchaînent comme en snowboard.
Le week-end, toutes voiles dehors, on sort le yot.

Je vous assure qu'on nous a forcés à prendre cette photo, ici à l'avant du bateau.

True blood et un ange de la rue.
"Garder les murs gris et l'esprit suivra".



Lever de soleil sur Fresh Water.





Publié dans Australie

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V

Les jolies chapeaux à fleurs!!! et j'aime bcp la dernière photo ton reflet dans une vitre avc la ville en fd... gros bisous


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A

Estelle and Christophe,

How are you? Sorry for not posting in French...but we were hoping to find out where you are. We are on the West Coast of the South Island right now. It would be fun to see you again. If you get
this, e-mail us and let us know if you are close by. I hope you are doing well, and staying dry!

Asa & Jaimee


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