Christophe Estelle

Situation actuelle

au 01/03/2009:
Tasmanie,  Australie
Kilometres pedales: 17000
Dons recoltes: 4000 euros

(un bilan des dons sera très prochainement publié)

Jeudi 12 novembre 2009
After 15 months in Australia, we're back on the road.
This sunday 15/11, we are off to Auckland.
For more news, i guess you would have to speak French or wait until my English get good enough to write  an article.

Pictures available at  the bottom of this page.



Ces derniers mois, nous étions redevenus plus ou moins sédentaires (quoique nous changions quand même de logements tous les mois car nous faisons du gardiennage de maisons et d'animaux domestiques).
En plus de ne pas payer de loyer, ça nous permettait de visiter Sydney diffèrement. Nous avons passé un mois dans le quartier asiatiques/grec, un mois dans le quartier gay, un autre dans une zone residentielle au bord de la mer, un mois dans un quartier de la classe moyenne où on voit pas la mer, un dans le quartier lesbien et alternatif.
Pour finir, on était à Fresh water, un très bon spot de surf, on se croirait dans un petit village sur la côte, la plage est superbe, l'eau délicieuse, les vagues abordables pour des débutants surfeurs comme nous.
D'ailleurs on a pas de photos de nous en train de surfer, on ne tient pas assez longtemps debout sur la planche.
On avait donc troqué la tente contre une maison, nos vélos contre des animaux de compagnie, et nos heures de pédalage, contre un boulot salarié.
J'étais chauffeur, cuisinier, homme à tout faire pour une gentille famille, Estelle gardait un joli bébé de six mois.



On aime beaucoup cette ville, les gens sont sympas, décontractés, même les banquiers en costard cravates ont une planche de surf dans les yeux.
Exempte du stress habituel d'une capitale, Sydney est bordée de plages de sable et de magnifiques parcs et ensoleillée 250 jours dans l'année.
Les gens sont biens payés (le salaire moyen d'un ouvrier est de 2050 euros) et les prix sont comparables à chez nous, voire un peu moins cher, la pinte de bière coûte cinq euros, le kilo de carottes est à un euro, le chômage est passé le mois dernier de 6.1 a 5.7, la grippe aviaire est une lointaine rumeur qui n'inonde ni les ondes, ni les cerveaux.
 
En quelques dizaines de kilomètres, on se retrouve dans le bush, c'est à dire en pleine forêt, des oiseaux flamboyants se posent sur nos épaules et sifflent délicatement, possums et kangourous dansent en farandole en chantant des contines de Dysney, la vie est belle et radieuse.
On n'en rajoute presque pas.
Avec le Canada, l'Australie est devenue une des destinations favorites pour l'immigration:
Même les Français s'y mettent: 80000 visas travail-vacances d'un an distribués l'année dernière à nos chers compatriotes (à cela il faut ajouter les visas de résidents permanents, visas étudiants, et visas de travail simple délivrés aux Français).
Mais que fuient tous ces jeunes français?

La population de Sydney est très mixte. Les premiers immigrants étaient Irlandais, Ecossais et Anglais (il y a deux siècles de cela). Puis d'autres vagues ont suivi: grecque et italienne entre autres et aujourd'hui l'immigration est principalement asiatique.
Un tiers des Australiens sont nés dans un pays étranger, un tiers ont un parent né à l'étranger, le tiers restant sont les descendants des prisonniers ou des immigrants de première génération.
Ned Kelly (1854-1880), le plus grand gangster de l'histoire de l'Australie,  Irlandais d'origine, est un héros national.
Son père fut déporté en Tasmanie en 1841 pour avoir volé deux cochons.
A cette époque en Australie, la vie était rude et les injustices commises par les forces de l'ordre alliées aux propriétaires terriens touchaient surtout les populations vivant de fermage. Ned Kelly issu du milieu rural quitta l'école à l'âge de onze ans et devint voleur de chevaux. Il fut condamné à la pendaison en 1880 et sa dernière phrase fut: "c'est la vie".
Les Australiens sont toujours très fiers de leurs passé de "convict" (prisonnier).

Alors que la méfiance des Américains vis à vis des institutions publiques est en grande partie influencée par les idées de la droite libérale, il semble que ce soit plutôt leur passé de prisonniers qui a entretenu chez les Australiens cette vigilance vis-à-vis du pouvoir étatique.
Ce passé explique aussi leur relative décontraction et détachement quand aux protocoles, les gens font moins de manières au quotidien, et expriment beaucoup plus de spontanéité.
Ils se parlent facilement dans la rue sans se connaitre. En descendant du bus ils remercient le chauffeur d'un  "thanks mate" (merci mon gars/pote!), c'est assez rare dans une capitale.

Une autre particularité de l'Australien est le "mateship": "mate" signifie copain, pote, partenaire. "Mateship" est le lien qui existe entre les Australiens, un lien de sympathie, de camaraderie et de soutien.
Sur cette immense terre (14 fois la superficie de la France), encore très sauvage à l'extérieur de ces quelques îlots urbains, les conditions sont souvent rudes: chaleur, sécheresse, ou bien inondations dans les zones tropicales pendant la saison des pluies, attaques des constructions ou des cultures par les termites ou les sauterelles, feux de forêts... les Australiens ont toujours eu besoin de s'entraider et de pouvoir compter les uns sur les autres pour faire face à ces conditions, qui ont déterminé le développement de cette relation de "mateship".

Cette rudesse du milieu environnant pourrait expliquer aussi le caractère pacifiste des cultures aborigènesd'Australie. La nourriture étant rare et les conditions de vie difficiles, l'homme doit concentrer ses efforts pour survivre et se reposer sur l'entraide et la solidarité, il n'a pas le  temps d'aller provoquer son voisin.
A l'inverse, en Nouvelle-Zélande où la terre et riche et la nourriture abondante, la guerre a une place importante dans la culture des Maoris.

Pour finir sur les Australiens, certains leur reprochent leur superficialite, leur côté grand enfant ou leur violences sous alcool dans les pubs...comme vous le savez nous ne sortons jamais dans les pubs, et nous ne rencontrons personne à l'extérieur de notre travail, nous ne pouvons donc pas vous confirmer si ces remarques sont fondées.

Après quinze mois en Australie, nous reprenons la route.
Dimanche, nous serons à  Auckland campés sur nos vélos.
L'aventure est au bout du guidon.

A bientôt
Christophe et Estelle



Un agamidé (agamidae), de la famille des reptiles.

Manifestation Avaaz pour la protection de l'environnement en préparation du sommet de Copenhague 2009
La plage de Freshwater.

Harbour bridge

Ferry de manly au centre ville, de droite à gauche, Harbour Bridge, l'Opéra (en tout petit) et les tours du centre.


Tempête de sable sur Sydney, tout est recouvert d'une fine couche de sable rouge.

Cameron en action.


Pas assez de vagues pour surfer, on va faire un tour en carveboard, les courbes s'enchaînent comme en snowboard.
Le week-end, toutes voiles dehors, on sort le yot.

Je vous assure qu'on nous a forcés à prendre cette photo, ici à l'avant du bateau.

True blood et un ange de la rue.
"Garder les murs gris et l'esprit suivra".



Lever de soleil sur Fresh Water.





Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Dimanche 4 octobre 2009
Quelques peintures du musée d'art moderne de Sydney.





A moins qu'Audrey ne se souvienne du nom des artistes, les peintures resteront anonymes, désolé pour les auteurs.
Mais vous pouvez découvrir Judy Watson et Blood Language, art aborigène sur l'histoire de l'Australie,  "histoire qui repose sur le sang et la poussière".



Ci dessous, à 150km au Nord de Sydney, se trouvent les magnifiques Nelson bay et Ana Bay, réserve naturelle de dunes, plus couramment appelée Little Sahara.
Quelques habitants vivent au milieu de ce mini désert, dans des maisons de tôles.
Le week end, ils ouvrent le pub qui a servi au tournage du film Mad max.





Pour justifier la possession d'un gros 4x4 inutile en ville, on peut venir s'amuser ici.
Les premiers kilomètres de la réserve sont libre d'accès aux véhicules tout terrains et on peut tranquillement cramer du pétrole sur la plage avant de sortir le barbecue et les bières du frigidaire portatif.
Une aventure en pleine nature pour de bons moments en famille.






Certainement, la pointe de Watson Bay, Sydney.







Enfin, nous remercions Audrey d'être venue nous voir si loin, on sait que le financement du voyage n'a pas été facile surtout avec un Youkoulélé désaccordé, ne t'en fais pas Audrey, tes performances de rues seront beaucoup plus rentables avec ton didjeridoo...

Vive Audrey

Biz à tous
Christophe  et Estelle




Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Dimanche 20 septembre 2009
Les photos suivantes sont toutes de Audrey qui était là pendant le mois d aout.
La fameuse série sur les oiseaux, par notre amie ornithologue amateur, toujours surprenant de l entendre hurler (Audrey) dès qu un oiseau traverse son champs visuel.
Un Cockatoo

Tête et ventre rouge, longue queue noire avec reflets verts, je diais un King Parrot.




Kookabura.

Rainbow lorikeet.

De la famille des Honeyeater,,,


Une araignée au nom inconnu...

Echidna qui se roule en boule pour se défendre de toute attaque, il plante ses piques dans le sol pour éviter de se faire retourner et d'offrir son ventre lisse à des prédateurs.


Tigre de Tasmanie(disparu), à ne pas confondre avec le diable de Tasmanie.
Pour plus de photos sur la faune et la flore australienne.

Audrey et Estelle, session surf et boogie board à Manly beach.



Christophe (dans quelques années d'apprentissage et de litres d'eau de mer avalés).

Soleil et ciel bleu toute l'année, de superbes plages à dix minutes en métro du centre ville, des gens relaxes et  "easy going", intense vie culturelle... font de Sydney une ville très agrèable à vivre, ambiance mélangée de capitale et de station balnéaire, on adore.
Ici, Manly beach, une série télé lui est consacrée ou de superbes safeguard sauvent des enfants perdus et des surfeurs comme Christophe (es vagues peuvent atteindre un bon trois mètres).
Le week end, Les Sydneysiders s'y baladent en famille, si on a pas sa planche, on peut se remplir de fish chips, de soda et de glaces, en regardant les surfeurs, c'est super.


La semaine prochaine, ce sera la série peintures et Little Sahara par Audrey.

Biz à tous et bonne rentrée.
Christophe et Estelle et Audrey.












Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Jeudi 17 septembre 2009
Let's open our eyes and watch a piece of truth,
Earthlings is a great movie who showed us how ignorant  we are and sometimes want to stay.
We are all earthlings, lets face it.
Full video of  95mn
http://www.earthlings.com/earthlings/video-full.php

J'ai regardé cette vidéo hier soir, Earthlings (Terriens en anglais), j'en reste encore tout secoué, plein d'informations dont on a entendu parlé sans jamais vraiment prendre le temps d'y penser
Nous sommes tous des terriens, je vous invite à regarder ce film jusqu'à la fin (95mn).
La version intégrale en anglais depuis le site officiel:
http://www.earthlings.com/earthlings/video-full.php
Avec sous titres en français, depuis You tube, ci dessous partie 1.
http://www.youtube.com/watch?v=ZPzf0saX8UQ&feature=related

Plus ci dessous, un message d'Avaaz concernant l'action Alarme climatique Tcktcktck, lundi 21 septembre.

Here is a message from Avaaz.
Join the September 21 Global Climate Wake-Up Call!
There are many types of events: phone-call flash-mobs, The Age of Stupid film premiere screenings, mass rallies -- all organized by Avaaz and our partners in the TckTckTck campaign. Click on your country below to find events in your city or town. Sign up, and invite friends!
http://www.avaaz.org/en/tcktcktck_map/


Lundi, 11 événements à Sydney, vous trouverez forcèment une action Tcktcktck prés de chez vous.
Ci dessous, le message d'Avaaz.

Chers amis,

Ce lundi, participez à la grande alarme climatique mondiale avec plus de 1000 événements organisés dans 88 pays; rassemblons-nous pendant quelques minutes dans des lieux publics, partout dans le monde, afin d’exhorter les dirigeants à remettre les négociations climatiques sur la bonne voie ! Consultez dès maintenant notre carte du monde et nos listes de pays pour trouver un événement qui se déroule près de chez vous, puis inscrivez-vous pour participer à cette journée d’action extraordinaire:

Les membres d’Avaaz ont enregistré pas moins de 1000 événements dans 88 pays pour la grande Alarme climatique mondiale de lundi prochain.

Un millier d’événements, c’est impressionnant, mais si des centaines de milliers d’entre nous se rassemblent le 21 septembre, nous enverrons un raz-de-marée sans précédent de messages citoyens aux dirigeants du monde qui doivent se réunir le lendemain à New York, juste à temps pour relancer les négociations climatiques aujourd'hui au point mort. Cliquez ci-dessous pour vous inscrire.

La plupart des événements sont des “ flashmobs” très courtes – elles ne prendront que 5 minutes de votre heure de déjeuner ou à votre sortie du travail. Elles sont amusantes , elles envoient un message politique très fort, et elles nous permettront de faire la connaissance d’autres membres d’Avaaz de tous âges et de tous horizons. Aucune préparation n’est nécessaire -- venez tout simplement et invitez des amis ! La planète a besoin de nous, rassemblons-nous pour la sauver -- cliquez ci-dessous pour trouver un événement à proximité de chez vous:

http://www.avaaz.org/fr/tcktcktck_map

Les dirigeants et les médias font déjà attention à ce que nous ferons le 21 septembre. Et la presse rapporte que les négociations cruciales pour obtenir un traité mondial qui préviendrait la catastrophe climatique sont dans un état de désordre total -- nos dirigeants ne font tout simplement pas les choix difficiles qu’ils doivent faire -- ils répondent davantage aux pressions des lobbys industriels et pétroliers qu’à celles des populations se sentant concernées et souhaitant éviter la crise climatique et lancer une nouvelle économie verte. Le 21 septembre sera l'occasion de changer tout cela.

Les événements seront faciles à organiser et amusants. Vous n’aurez qu’à chercher d’autres personnes brandissant leurs téléphones portables dont l’alarme sonnera au moment voulu , à vous rassembler, à prendre une photo et à appeler vos dirigeants pour les alerter. Les photos seront compilées et diffusées à la télévision et transmises aux dirigeants du monde pour montrer la force de ce que nous exigeons, et les appels téléphoniques afflueront directement dans les bureaux des dirigeants.

Les événements ne sont pas tous les mêmes – nombre de ces alarmes climatiques sont étonnantes de diversité --des moines psalmodieront des prières, des carillons retentiront dans les églises, certains diffuseront le tout nouveau film sur le climat « Age of Stupid ». Cliquez ci-dessous pour trouver un événement à proximité de chez vous, inscrivez-vous et parlez-en à vos amis:

http://www.avaaz.org/fr/tcktcktck_map

Nous demandons aux dirigeants de signer un traité mondial ambitieux, juste et contraignant qui préviendra une catastrophe climatique. La semaine prochaine, nos dirigeants tiendront la dernière réunion sur le climat prévue cette année ! Les négociations étant mal parties, leur issue dépend vraiment de notre action. Etonnons-les.

Rendez-vous le 21,

Paul, Iain, Graziela, Ricken, Alice J, Ben, Milena, Brett, Taren, Pascal, Paula, Benji, Alice W, Luis, Raluca, Milena, Veronique, Chris, Margaret, Julius, et le reste de l’équipe d’ Avaaz

PS: l’Alarme climatique mondiale est une journée d’action ouverte et créative qui dépendra du niveau d’énergie et d’ingéniosité de nous tous -- il incombe donc à chacun d’entre nous de se l’approprier et d’en faire le maximum. Si vous pensez pouvoir y faire participer un dirigeant, une personnalité bien connue du public ou une organisation; si vous avez une troupe de théâtre, de danse ou des artistes qui pourraient mettre en scène leurs propres événements sur un lieu public pour attirer l’attention; si vous pouvez demander à votre église ou à une autre institution de faire sonner ses cloches ou si vous voulez inviter des collègues à se joindre à vous pour tenir une « flashmob » à l’intérieur ou à l’extérieur de votre lieu de travail, ou si vous voulez apporter votre propre contribution particulière à cette alarme de quelque autre manière que ce soit et à laquelle nous n’avons pas pensé – allez-y ! N’attendez pas notre accord – inscrivez simplement votre idée et envoyez un email à open21@avaaz.org.
Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Dimanche 30 août 2009
Here are some pictures around Sydney, just two hours of driving.

Quelques photos des alentours de Sydney.

Ana bay ou litlle Sahara.



Blue Mountains.
Rainbow in a gorges of  Blue Mountains
Arc en ciel au fond d'une gorge du parc Blue Mountains
Australian bush
Le bush australien
Some birds, that you can even see in the city, by Audrey.
Photos d'oiseaux que l'on peut apercevoir même en ville, par Audrey.

Blue head loriquet
Loriquet à tête bleue
Ibis
Kukaburra


A bientôt
Christophe et Estelle.







Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Dimanche 23 août 2009
Here we are, Sydney, three months now we are enjoying this beatifull city, sun, beautifull beaches, green with a lot of reserve in the city center, you always feel a little bit in holidays.
Trois mois que nous arpentons Sydney du Nord au Sud, les week ends se passent à la plage, on essaye de surfer, on se balade dans les parcs et les reserves, le ciel est bleu et ensoleillé presque tous les jours, même en semaine, on se sent toujours un peu en vacances.








It may be the opera, not sure.
Je crois qu'il s'agit de l'opera de Sydney, pas sûr

Below, Harbour bridge, to driv from city center, to North Sydney
Ci-dessous, Harbour bridge, le pont qui relie le centre-ville à la partie Nord.




































A la semaine prochaine.
Christophe et Estelle






























Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Dimanche 16 août 2009
From Adelaide, we cycled to Melbourne and then spend three months in Tasmania, from mid-january to April.
Then we went back on the continent and picked some apples in Shepparton (200km upnorth of Melbourne).
Here are pictures of this period.


Après Adelaide, on a pédale le long de la Great Ocean Road direction Melbourne, puis on est parti en Tasmanie pour trois mois, de mi-janvier à Avril, avant de repartir sur le continent cueillir des pommes à Shepparton, à 200km au nord de Meltbourne.
Ci-dessous, quelques photos de cette période.

Melbourne:


The trees, then the churches and now the business tower.
Les arbres, puis les églises, maintenant les buildings.





Some clouds in the state of Victoria.
Paysage dans l'état du Victoria.





Apple picking in Shepparton, "the city of fruits salad".
Cueillette des pommes à Shepparton, "la ville de la salade de fruits".



Christophe is wearing a hat...who is he?
Christophe porte un chapeau, où est il?
Yellow cacaotes
Une colonie de cacaotes à huppe jaune



Next week, we upload some pictures of Sydney.
The link below is a great song of Pivot, an Australian band, turn up the volume.


La semaine prochaine, on mettra en ligne des photos de Sydney.
Et surtout, cliquez sur le lien suivant, mettez du volume, c'est un groupe australien,Pivot

http://www.youtube.com/watch?v=HK0eCViLgow

A bientôt.
Vive les radios libres

Christophe et Estelle

Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Vendredi 7 août 2009
We hadnt uploaded the blog for a while, there should be more pictures in the next weeks.
We have been in Sydney for the last two months, after a few weeks hosted by Jasper and Larissa (thank you guys), we are now living on our own, Estelle is a nanny for a four months old baby, Christophe is an assistant handyman (drivercook...) for Philippa, an obstetricienn who has a broken leg and need assistance in her daily life.
But first, lets go back to january, where we had a lift with Popeye from Darwin to Adelaide, we found back some pictures of this 3027km trip.


Près de trois mois que nous n'avions pas pris le temps de mettre à jour le blog, on va tenter de se rattrapper sur les prochaines semaines.
Nous sommes à Sydney, depuis deux mois maintenant.
Estelle travaille en tant que nanny et s'occupe d'un magnifique bébé de quatre mois à qui elle fait prendre le bain et chante des comptines françaises.
Christophe est chauffeur/cuisinier/peintre/repasseur de chemises... bref handyman pour une famille dont la maman obstetricienne s'est cassée la jambe et qui a besoin d'être assistée pour continuer à travailler.
On met de l'argent de côté avant de repartir vers la Nouvelle-Zélande.
Mais dans un premier temps, petit retour en arrière, on a retrouvé les photos du mois de janvier et de notre autostop Darwin-Adelaide en train-camion.
3027km que Popeye a avalé d'un trait en 48h, avec deux siestes de vingt minutes, un steak et quelques cafés...

Des lignes droites de plusieurs centaines de kilomètres...

The Wycliff's roadhoouse, famous for his aliens visitors, we missed them.
La station Wycliff, connue pour être frèquemment visitée par des extraterrestres, on les a raté de 24h d'après le pompiste.







Next monday, Melbourne's pictures, follow the two links below to listen toJethro and Buster Schuffle.


Lundi prochain, on mettra en ligne les photos de Melbourne.
Pensez à vous inscrire à la newsletter pour recevoir automatiquement  "la notification de publication d'article" (colonne de droite).

Avant de se quitter, un petit suplément avec un clip de notre pote Jethro et de son groupe Buster Schuffle:
http://www.youtube.com/watch?v=-fKk9Xzy6Lo
et une performance de rue
http://www.youtube.com/watch?v=572V9DnNQbg&feature

Bon été à tous.
Christophe et Estelle








Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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Lundi 27 avril 2009

The last time we wrote an article, we were our the way to Adelaide.

After four months in the Northern Territory, it was time to go on.

So we had a lift with Popeye a truckdriver, we put our bicycles in one of the trails and 48 hours later, Popeye had driven 3000km. We had long and interesting talks during this journey.

The road was sometimes straight during hundreds of kilometers. The landscape was changing slowly, slowly.

From Adelaide, we cycled to Melbourne along the Great ocean Road.

We've stayed a few days in Melbourne, the time to listen to a few gigs with Matthias and Katrina and we took a ferry for Tasmania.

We arrived in Tasmania the 24th of January, just in time for the Rainbow Gathering, a hippie festival with no drugs, no alcool, no electricity but full of power and good energy. We spent three weeks there surrounded by a beautiful nature, at the foot of Mount Roland, on the Mersey river.


Then we kept discovering this beautiful island, its rainforests, montains, lakes, rivers, white sandbeaches on the East Coast, or wild ocean on the West side.

We put up the tent in some very wild places where human hasn't had too much impact on nature yet.

This is the kind of place where you just want to sit on a rock, listen to the wind, watch the mist and waves hitting the

rocks, feeling the small drops of seawater on your skin. Instinctively, we close our eyes and we breath deeply. Plenitude, humility, right now at this time, in front of this wave appearing and disappearing, we are so small, so unperfect, the Nature is so huge, perfect and powerful. This is an honour to be here, to have come to this world, to belong to this nature.

 

Tasmania makes this effect.

 

We bought a car to make a tour of Tasmania with our friend Arnaud who visited us for three weeks.

Finally we will keep the car until the end of our visa (4/09/09).
We plan to leave Tasmania this week to go up North, to look for more heat and sun (winter is coming here) and we need to find a job and save money to keep travelling.

 

 

PS: 35000 years ago, the first aborigenals arrived.

They lived in harmony with nature all this time, 35000 years, it's like 16 times from Jesus Christ until now...

1777, the white men arrived. They started with the crucifix in one hand to build churches. They digged goldmines, hunted animals for their fur, deforested to build boats and railways.

In one word, they came to make business or to bring civilisation.

1833, on the 5000 to 10000 aborigenals living there, only 300 have survived. The other ones have been murderd, raped, hunted.

The 300 survivors have been deported on Flinders island. In 1776, the last one died.

Today the same mentality of developpement and profit justifies the destruction of nature and the exploitation of human beings.
That's the feeling we have when we see those precious ancient tasmanian forests being logged to make toilet paper.
Why should it change?
  
 

Par Tanchovic - Publié dans : In english
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Lundi 27 avril 2009

Lors du dernier article, nous nous étions arrêtés au départ d'Adelaide River où nous embarquions avec Popeye à bord de son road-train (4 janvier 2009), direction Adelaide, 3000 kilomètres plus bas.

Soit 48 heures de conduite, non-stop évidemment, Popeye resta 48 heures derrière le volant à ne pas fermer l'œil de la nuit, du jour, de la nuit, du jour, vitesse de croisière 90km/heure.

En fait Popeye fermera quand même ses yeux à trois reprises (après s'être arrêté bien sûr), trois fois vingt minutes le temps de récupérer quelque peu ou de digérer son steak.

S’enchainent des lignes droites de plusieurs centaines de kilomètres et des paysages désertiques, peu de végétation, peu de couleur, tout est brûlé par le soleil, sec.

On sait que l'Australie est un pays immense, maintenant on prend un peu plus conscience de cette immensité, on roule pendant des heures et le paysage évolue lentement.

On doublera quelques cyclistes, eux doivent être encore plus conscients de l'immensité et percevoir le lent dégradé des paysages, dégradé qui est pour nous gommé et lissé par la vitesse du camion.

48 heures plus tard, notre ami Popeye nous dépose à Adelaide.

Et nous enchaînons à vélo direction Melbourne (environ 600km), le long de la Great Ocean Road, cette fameuse route qui longe la côte Sud-est, sculptée par le temps et la mer de Tasmanie.

 

Nous n'avons pas de photos de cette traversée, l’appareil photo était cassé.

Lien vers des photos officielles 

 

On reste trois jours à Melbourne chez un couple de couchsurfers, le temps de quelques concerts.

Puis on enchaîne avec un ferry pour la Tasmanie, nous sommes le 24 Janvier.

Nous n'avions pas prévu d'y aller et puis une rencontre, un échange de mots et nous voilà sur cette île, tout là-bas, cette île quelque part près de l’Australie dont on a tous entendu parler, mais c'est tellement loin, tellement petit.

De notre point de vue d'Européens, on a le sentiment d'arriver au bout du monde.

La Tasmanie se réclame d'avoir l'air le plus pur au monde, les Rainforests (forêts de pluie) les plus anciennes, une nature sauvage, unique et préservée des destructions humaines.

Nous verrons que ce n’est qu’en partie vrai (à 37% exactement, puisque c’est ce qui reste de parcs nationaux).

La Tasmanie est grande comme la Suisse, relativement montagneuse sur l'Ouest avec le plus haut sommet à 1614m (Mont Ossa), les montagnes retiennent les pluies de ce côté de l'île, formant de nombreux lacs et rivières.


Descente sur le lac saint Claire depuis le Mont Rufus.


La côte Nord Ouest est déchirée par les vents, la mer, les pluies, le froid, nous poserons la tente dans des endroits magnifiquement hostiles où s'expriment pleinement la puissance et la beauté de la nature.

Des endroits où on a juste envie de s'assoir, se taire, écouter le vent souffler et claquer dans nos goretex, regarder les vagues pleines d'écume s'abîmer sur les rochers, sentir les particules d'eau se poser sur notre peau... La nature est si belle, si parfaite, nous sommes si petits, si imparfaits.

On ferme instinctivement les yeux, on respire cet air pur, dans la plénitude, l’humilité, c'est un honneur d'être ici, à ce moment, à cet instant, devant cette vague qui apparait et disparait, devant tant de beauté. C'est un honneur d’appartenir à cette nature.

La Tasmanie fait cet effet.

 



Le Sud Ouest est un immense parc naturel, quasi inaccessible à l'homme, c'est aussi là que se trouvent les dernières Rainforests (ce sont des forêts très spécifiques, on y trouve des arbres uniques comme le Huon pine, des eucalyptus géants...Une mousse verte recouvre les troncs, le sol, il y fait sombre et humide, les précipitations sont en moyenne de 2000mm par an).

Cependant, pour développer l'économie locale, pour créer des emplois, des parcelles sont vendues à l'industrie du bois. Les grosses machines coupent, détruisent, retournent la terre, arrachent les racines, creusent, construisent des chemins et avancent dans cette forêt. Ces paysages de champ de bataille, ces parcelles souillées sont des plaies. ça me fait toujours penser à un cadavre d'animal dont les tripes ouvertes pendent et se font dévorées par les corbeaux.

L'industrie du bois utilise des hélicoptères pour déforester au napalm. Seuls 20% des arbres coupés sont utilisés, et réduits en copeaux destinés à fabriquer de beaux rouleaux de papier toilettes parfois parfumés à l'abricot.

Ces parcelles ne sont pas accessibles aux touristes. « Trop dangereux » est-il dit. Pour qui?

Des activistes se battent pour protéger la nature.

Nos trois jours à Upper Florentine  n'auront pas suffi à nous ôter le malaise de ne pas en faire assez, d'être conscients et passifs.

 


Barrage construit par les activistes du camp Florentine pour protéger la très ancienne forêt « Florentine » près de Hobart. 
La voiture est cimentée au sol. En cas de descente de la police ou des forestiers, une personne se refugie à l`intérieur et loque son bras dans un bloc de béton.

 

 



Les tentes aériennes sont reliées par des câbles à des structures en bois qui jonchent l‘accès des forestiers aux ères de coupe. Les forestiers et les policiers sont avertis du risque d‘attenter à la vie des activistes perchés aux arbres s‘ils essaient de traverser cette route avec leurs véhicules. Ils ne peuvent donc tenter aucune action sans l’aide d’une équipe spéciale de secours et d’un hélicoptère, intervention risquée et très coûteuse.
Un tunnel a également été creusé sous la route. Quelqu’un s’y trouve en permanence et s’enchaine a l’intérieur en cas de besoin.




La côte Est de la Tasmanie est plus plate, les plages sont de sables blancs, la mer est limpide, turquoise. Mais l'eau est froide, on ne s'est baignés que deux fois. 

 
Pour l`ami Roles, qui n`est jamais venu sur ce blog et qui n`y viendra certainement jamais.

Le centre est un immense plateau, bordé de montagnes d'où les rivières affluent pour irriguer les agricultures intensives qui dénaturent les paysages.

Les gens sont adorables, abordables, il semble qu'on ait plus le temps de vivre ici, on est un peu loin du monde, comme si on s'éloignait physiquement de l'œil du tourbillon.

 

De fin Janvier à mi-février, nous nous sommes installés au pied du mont Roland (1341m), au bord de la rivière Mersey (l'eau est tellement pure qu'on peut la boire sans la filtrer), dans le cadre du Rainbow gathering, un rassemblement hippie d'ou sont bannis drogues, alcool, appareils électroniques, toutes idées de pouvoir (sur la nature ou sur les autres).

Ces rassemblements ont lieu partout dans le monde.

 

A ce rassemblement, nous avons rencontre beaucoup de Tasmaniens et nous enchaînons depuis visites chez des amis et woofing (C'est un système d'échange entre des hôtes et des volontaires qui  travaillent dans des fermes biologiques (ou sur d’autres projets) quelques heures par jour en échange du logement et des repas.


Récemment, nous avons compris une grande vérité.

Une grande vérité qui disait: "ce que tu fuies ici, tu le retrouveras à l'autre bout du monde".

Nous l'avons vérifié. En effet le 19 mars, notre ami Steak débarquait en Tasmanie pour trois semaines.


Quelques explications.

Quand nous étions à Strasbourg, au fur et à mesure que les années passaient, Steak s'était progressivement incrusté dans notre vie privée. Combien de fois l'avons nous retrouvé dans notre lit, roulé dans nos robes de chambres à hurler "J'ai soif, donnez moi à boire ou je tue le chat!".

Heureusement, nous n'avions pas de chat. Mais nous avons du partir, refaire notre vie ailleurs.

Bref.

Pour nos retrouvailles et pour rendre plus agréable notre tour de Tasmanie, on avait racheté à Léo sa Toyota Wagon de 1986, 370000km, 250 Euros (il avait prévu de nous la racheter au delà de ces trois semaines mais finalement on va la garder jusqu'à la fin de notre visa australien fin août, enfin si elle tient le coup…).

Ces trois semaines furent l'occasion d'un bon road trip sur les pistes cabossées de Tasmanie, le long des routes sinueuses de la région, à chercher l'Endroit où installer le bivouac, s'assoir autour d'un bon feu de bois, et marcher dans la nature aux alentours...Nous pensions que notre ami Steak, après un an à Osaka, à étouffer dans cette mégalopole japonaise, apprécierait de se ressourcer en communiant avec Mère nature.

Ceux qui le connaissent ne seront pas surpris d'apprendre qu'il a passé trois semaines à nous insulter, à nous balancer les pires insanités du monde et à tout critiquer, "Au Japon, au moins ya ci et ya ça", "La Tasmanie, on dirait les Vosges en moins bien", "Y a trop de kangourous", " Orion me suit partout", "C'est trop cher", « Y a qu'un seul CD dans la voiture et les amplis grésillent quand on démarre le moteur" (c'était vrai mais c'était un CD de Barry White)...Le seul moyen de le faire taire était de le gaver de fromage du matin au soir, un an sans calendos l'avait laissé dans une certaine fragilité émotionnelle.

 







Heureusement, la Tasmanie est pourvue d'une relative large gamme de fromages et nous avons ainsi pu contenir ses accès de violence et son ingratitude.

Et nous dûmes accepter ses exigences, il souhaitait que nous l'appelions « maître», par exemple.

 

 

Il reprit l'avion le 9 avril, nous avions peur qu'il manque son vol et qu'il reste plus longtemps, ce qui ne fut pas le cas heureusement, nous eûmes la larme à l'œil de le voir partir.

Suite à ces trois semaines de tensions, nous sommes partis effectuer une retraite Vipassana de dix jours, s'initier aux techniques de méditation de Gautama le Bouddha.

De ce côté-ci du monde, l'hiver se découvre doucement, les températures baissent, les jours raccourcissent.

Nous avons prévu de remonter sur le continent, chercher du soleil et du travail autour de Brisbane ou plus au Nord.

 

Vive la Tasmanie.

 

 

 

 

  Un ange est parmi nous, merci pour le truc Steak. 

 

 

Petit rappel historique.

Avant, il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, la Tasmanie était rattachée à l'Australie.

Les différentes vagues de migration aborigène arrivèrent par le Nord de l'Australie (depuis la Nouvelle-Guinée) il y a environ 60000 ans et peuplèrent ce continent.

Les premiers arrivants descendirent au fur et à mesure vers le Sud. Certains atteignirent la Tasmanie il y a 35000 ans.

Puis les eaux montèrent il y a 10000 ans et la Tasmanie devint une île.

5000 à 10000 aborigènes vivaient en Tasmanie, abondante en eau douce, coquillages, gibiers, baies et plantes sauvages…

Pendant une période de plusieurs fois notre an 0 à aujourd'hui, ils vécurent sur cette île. Leurs besoins étaient simples, déterminés une fois pour toutes par le groupe, ils "travaillaient" un peu chaque pour subvenir à ces besoins et ne s'en créaient pas de nouveaux. L'idée de propriété (de la terre, des outils) n'existait pas, ils étaient nomades, la vie sociale était extrêmement dense, les tensions étaient gérées sur plusieurs niveaux par les anciens.

1777, l'homme blanc débarque, la croix à la main, on construit des églises, des mines d'or, on chasse pour les peaux, on construit des chemins de fer, on déforeste pour faire des bateaux (il faut bien transporter le minerai et les peaux).

Enfin, on fait du business, on développe le pays, on apporte la civilisation.

1833, il reste 300 aborigènes sur les 5000 à 10000, tous les autres ont été massacrés (on recevait des primes pour ce genre d'assassinat). Les derniers sont déportés sur  Flinders Island, la dernière aborigène du nom de Triganini meurt en 1876.

Aujourd'hui, les seuls aborigènes restants sont des métis, ils n'ont pas la peau noire, ils peuvent être blonds aux yeux verts.

 

Aujourd'hui, au nom de ce même développement, on continue à exploiter les forêts, les hommes, la nature.

Pourquoi changer?

 

Par Tanchovic - Publié dans : Australie
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