De retour sur la route Teheran-Shiraz
Après un arrêt à Kashan où nous rencontrons un très sympathique couple de cyclistes venus du pays basque (www.viajenbici.blogspot.com,à gauche Aurora et Ruben s'occupent des bagages) et que nous retrouverons un peu plus tard pour pédaler quelques jours ensemble, nous nous dirigeons vers Abyaneh par une petite route tranquille afin d'éviter encore une fois les grands axes pollués car nous ne pouvons plus supporter le traffic et les fous furieux au volant. L'itinéraire choisi est à nouveau plus rude pour nos cuisses, mais ça en vaut largement le détour autant pour les paysages et la tranquillité que pour les rencontres. En fin de journée nous nous retrouvons près d'un petit village
Nous grimpons vers Abyaneh sur une petite route très peu fréquentée au milieu d'un décor étonnamment vert pour une région si sèche. Il fait encore très chaud la journée mais les arbres ont déjà les couleurs de l'automne et l'odeur de nos forêts que je respire profondément, et je me retrouve chez nous l'espace d'un instant... Nous visitons Abyaneh, charmant petit village aux maisons en briques et terre rouges. Puis, malgré les conseils des locaux qui nous incitent à faire demi-tour pour prendre l'autoroute, nous empruntons un sentier qui doit nous mener vers Esfahan. Ce sera l'occassion de poser le camp en pleine nature, près d'un petitt ruisseau où nous trouvons un peu
Non, Esfahan a elle aussi été envahie par les voitures et surtout par les motards qui n'hésitent pas non plus -autre exemple à Yazd- à faire des Tours du silence, lieu de culte zoroastrien, un terrain de cross enfumé et poussiéreux. Eh oui, l'essence n'est pas chère ici...
Néanmoins, après quatre jours de traversée des montagnes du Zagros, (cette fois-ci, pour ne pas nous laisser dormir dehors, on a eu droit aux "serpents et ours sanguinaires" mais on a quand même réussi à passer deux nuits sous la tente à Pasargard et Persépolis, les deux anciennes capitales de la Perse antique, quel privilège...) nous arrivons à Shiraz, ville bien plus agréable et paisible que celles que nous avions visitées précédemment : moins de traffic, plus de verdure, de jolis parcs très agréables.
Dans deux jours nous partons pour Bander-e-Busher puis Bander-e-Abbas. Il nous reste treize jours avant l'expiration de nos visas iraniens et nous ne savons pas encore comment nous alllons nous rendre en Inde. Nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir les visas pour le Pakistan mais depuis que Musharraf a déclaré l'état d'urgence, nous ne sommes plus sûrs de nous, que faire? : Traverser quand même? Prendre le bateau pour Dubai? Nous déciderons dans dix jours suivant la façon dont la situation aura évoluée...
Estelle
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