A l horizon, des poemes en ruine
Nous avons quitté Téhéran depuis plus de deux semaines et les kilomètres s’enchainent.
Esfahan, Yazd et aujourd hui Shiraz, la ville des roses, des orangers et des poètes.

Le pont des 33 arches a Esfahan, on nous invite a fumer la chicha
Nous avons pédalé ces dernières semaines à travers les plus beaux paysages depuis notre départ.
Par deux fois, nous avons quitté les routes principales pour couper dans les montagnes sans se laisser décourager par les locaux qui ne manquent pas d imagination pour nous inciter à préférer l'autoroute, ours, loups, serpents, froid sont les habituels motifs mais on nous a aussi prévenu du danger des lions et des alligators…comme si le Baggersee de Strasbourg Meinau était infesté de requins blancs enragés et galleux.

Un peu de verdure dans l aridite des montagnes
De Kashan, nous sommes partis en direction de Abyanhe, un des plus vieux villages d' Iran, environ 2500 ans,
puis nous avons suivi une piste jusqu à Esfahan ou on en a pris plein les yeux et les mollets, avec un col à 2800m et un final de un ou deux km à plus de 20% dans un mélange de sable et de cailloux, nous en étions renversés tout là haut, et la sueur a vite séchée dans une descente magnifique ou nous avons performé les doubles flips et les weehlings en tout genre, à travers rivières et éboulement de roches

Des tours du vent autour d un reservoir
Pour rejoindre Shiraz, nous nous sommes un peu perdus dans les pistes rallongeant notre périple de
quelques kilomètres, peu importe, on est jamais seuls bien longtemps en Iran et la situation fut propice à se faire inviter tantôt par des agriculteurs industriels fumeurs d'opium (non, je n en ai pas fumé), tantôt par des familles traditionnelles.

y a plus grand chose pour les moutons
Nous avons passé aussi quelques nuits dans la tente comme sur le site de Persépolis (attention les amplitudes thermiques, 25 à 30 degrés la journée mais ca peut descendre à -10 -20 la nuit car on est constamment entre 1500m et 3000m , et là il fait froid dans la tente et on attend le lever de soleil avec impatience en se pelotonnant l un contre l autre au fond du sac de couchage deux places).

c est le risque avec les ruines c est tout de travers
Nous retournons lentement vers la sortie retraversant tout le site baignant dans une tiède lumière d'ocre, c'est magnifique, nous passons à côté de deux colonnes, l'une encore dressée vers le ciel, l'autre couchée au sol comme une carcasse d'animal mort, au loin , les montagnes impassibles semblent sourire paisiblement devant le spectacle humain.

Nous terminerons la soirée autour d'un pique nique avec de jeunes fiancées iraniens. 
Environ 2500m d altitude, on trouve encore quelques arbres
Esfahan, Yazd et aujourd hui Shiraz, la ville des roses, des orangers et des poètes.
Le pont des 33 arches a Esfahan, on nous invite a fumer la chicha
Nous avons pédalé ces dernières semaines à travers les plus beaux paysages depuis notre départ.
Par deux fois, nous avons quitté les routes principales pour couper dans les montagnes sans se laisser décourager par les locaux qui ne manquent pas d imagination pour nous inciter à préférer l'autoroute, ours, loups, serpents, froid sont les habituels motifs mais on nous a aussi prévenu du danger des lions et des alligators…comme si le Baggersee de Strasbourg Meinau était infesté de requins blancs enragés et galleux.
Un peu de verdure dans l aridite des montagnes
De Kashan, nous sommes partis en direction de Abyanhe, un des plus vieux villages d' Iran, environ 2500 ans,
puis nous avons suivi une piste jusqu à Esfahan ou on en a pris plein les yeux et les mollets, avec un col à 2800m et un final de un ou deux km à plus de 20% dans un mélange de sable et de cailloux, nous en étions renversés tout là haut, et la sueur a vite séchée dans une descente magnifique ou nous avons performé les doubles flips et les weehlings en tout genre, à travers rivières et éboulement de roches
Estelle en pleine demo
A Esfahan, visite des classiques mosquées, mausolées et parcs, ces derniers étaient les joyaux de la ville
et se font de plus en plus rares avec l urbanisation galopante.
A Esfahan, visite des classiques mosquées, mausolées et parcs, ces derniers étaient les joyaux de la ville
et se font de plus en plus rares avec l urbanisation galopante.
A Yazd, visite des classiques mosquées, mausolées et des temples Zoroastriens, de la flamme sacrée et des tours du silence, le Zoroastrisme est la religion qui a précédé l Islam en Perse et dont il reste 60000 fidèles dans cette ville.
Dans cette ville du désert, les hommes ont trouvé des solutions pour supporter la chaleur: Yazd est entouré de montagnes qui lui fournissent de l eau, celle-ci est récupérée dans des réservoirs souterrains puis distribuée à travers la ville par des galeries creusées sous les maisons, les tours du vents dispersées partout ou passent l eau rafraichissent les maisons.
Prodigieuse inventivité pour cette climatisation naturelle.
Des tours du vent autour d un reservoir
Pour rejoindre Shiraz, nous nous sommes un peu perdus dans les pistes rallongeant notre périple de
quelques kilomètres, peu importe, on est jamais seuls bien longtemps en Iran et la situation fut propice à se faire inviter tantôt par des agriculteurs industriels fumeurs d'opium (non, je n en ai pas fumé), tantôt par des familles traditionnelles.
y a plus grand chose pour les moutons
Nous avons passé aussi quelques nuits dans la tente comme sur le site de Persépolis (attention les amplitudes thermiques, 25 à 30 degrés la journée mais ca peut descendre à -10 -20 la nuit car on est constamment entre 1500m et 3000m , et là il fait froid dans la tente et on attend le lever de soleil avec impatience en se pelotonnant l un contre l autre au fond du sac de couchage deux places).
Persépolis, site monumental, construit pour glorifier la dynastie des Achaemenides et impressionner les voyageurs d alors, tous invités à passer sous la porte des nations et saluer le roi de la Perse du moment (Cyrus, Daryus puis Xerxès) avant d'être brûlé par Alexandre puis oublié des hommes jusqu aux récentes fouilles de 1850.
Les tombeaux de deux des trois rois, taillés à même la roche, se situent au-dessus du palace, et ressemblent de loin à d`énormes portes ouvrant au cœur de la montagne. De près, je ne vois que le détails des milliers de coup de burins et la sueur des ouvriers (esclaves?) de l`époque pour creuser dans cette roche une tombe, nous échangeons sur le sujet avec un militaire parlant parfaitement anglais et qui illustre son propos en comparant Persépolis aux palaces et aux rois d'aujourd'hui, discussion surnaturelle d'un instant qui m'amène à m'asseoir sur les marches menant à l'un des tombeaux.
Le soleil se couche alors et donne un éclairage différent à ces ruines en habillant d'un éclat d'or les portes monumentales, les statues et les colonnes.
c est le risque avec les ruines c est tout de travers
Nous retournons lentement vers la sortie retraversant tout le site baignant dans une tiède lumière d'ocre, c'est magnifique, nous passons à côté de deux colonnes, l'une encore dressée vers le ciel, l'autre couchée au sol comme une carcasse d'animal mort, au loin , les montagnes impassibles semblent sourire paisiblement devant le spectacle humain.
Nous terminerons la soirée autour d'un pique nique avec de jeunes fiancées iraniens.
Le lendemain, après 65km d'autoroutes menés à un rythme d'enfer (25km/h de moyenne malgré 357m de dénivelé positif), nous arrivons à Shiraz sur le tombeau et le parc de Hafez, le site est très touristique car dans chaque maison iranienne doit se trouver d'abord le Coran mais ensuite un livre du poète Hafez, des jeunes lisent ses poèmes assis devant sa sépulture.
Je n'avais jamais visité de pays ou la poésie était aussi populaire.
En lisant la traduction francaise des vers d'Hafez, il me semble un peu mieux comprendre certains mystères de nos précédentes rencontres et l'origine de l'éducation et des manières iraniennes influencées sans nul doute par ce poète (1320-1388).
Environ 2500m d altitude, on trouve encore quelques arbres
Nous allons continuer la route d'ici deux à trois jours direction le Golfe Persique à environ 300km, plages de sables et pétrole off-shor.
Et encore une fois, suite à quelques messages recus ces dernières semaines, l'Iran est un pays sûr peuplés de gens très cultivés et éduqués, extrêmement hospitaliers qui se font un devoir de souhaiter la bienvenue aux étrangers et de les inviter à partager un moment pour discuter.
Christophe
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