Kathmandou-Chengdu

Publié le par Tanchovic



















Journée chargée.
La veille de notre départ de Kathmandou en avion pour Chengdu, nous rencontrons Valérie et Pascal, deux français très sympas qui sont venus de France au Nepal dans un combi Volswagen et qui attendent un heureux évènement. Apres un street aperitif dans leur combi, nous partons manger ensemble en ville, on oublie vite notre résolution de nous coucher tôt, on l'oublie tellement qu'on ne dort que quatre heures.
Dur réveil. Nous devons etre a 8h30 a l'aeroport, nous avons beaucoup de choses à faire. Faisons-les dans l'ordre: on termine de ranger nos affaires, on met les sacoches sur le vélo, on accroche les cartons (pour emballer les vélos) comme on peut sur le porte-bagage et c'est parti pour dix kilomètres dans les rues encombrées de la capitale, les neurones qui crépitent en essayant de survivre aux derniers verres de la veille. On ne sait pas encore ce qui nous attend, devoir démonter et emballer les vélos? Et peut-être payer du surplus de bagages? D'après l'agence qui nous a vendu le billet, nous devons mettre nos vélos dans une boîte en carton, mais d'après Seb, un cyclo-voyageur français qu'on a rencontré à Kathmandou (il était sur le retour après trois années à vélo!!! voir
http://www.sebfourure.com), il faut essayer quand même sans les empaqueter, parfois ça marche, on peut les poser sur le tapis roulant, c'est plus simple (pas besoin de les démonter), mais aussi plus sûr (car ils y font plus attention, ils les font rouler, alors que les cartons parfois ils les jettent dans la soute). Et puis parfois les vélos ne tiennent pas sur la balance, ca eviet d'avoir a les peser et de payer un surplus. Mais arrêtons de penser, on verra sur place, et hop j'evite un bus, une moto, un trou...
On arrive en transe à l'aeoport, il fait une chaleur étouffante et moite. C'est étrange de se retrouver ici, je suis excitée comme quand on part en vacances. On s'est fait à l'idée de prendre l'avion. On n'y pense plus, c'est un fait.
Bon il nous faut enregistrer les bagages: Allons-y au culot! On se présente, nos deux vélos en main, sans carton, on a juste plastifié les parties fragiles. Les touristes chinois qui rentrent chez eux nous prennent en photos. On attend un peu, anxieux, mais le visage qui respire la confiance. Ils contrôlent nos passeports et billets puis nous demandent nos bagages. On leur tend nos engins, la goutte de sueur au front et...miracle, ils prennent les vélos...mais ils les pèsent quand même...On a vingt kilos de plus, on discute un peu et on finit par ne rien payer, parfait!
Bon il faut dire que ce sont des Népalais, qui sont de nature sympathique et conciliante, on ne sait pas si ça marche à tous les coups.
Au final tout se passe à merveille et on récupere nos vélos à l'arrivée aussi vite et simplement qu'une valise (non perdue), il ne nous reste plus qu'a regonfler les pneus.

Entre Kathmandou et Lhassa, on imagine l'Everest en-dessous de nous

On était à Lhassa.
Nous avons eu droit à une escale d'une heure à Lhassa, juste le temps de sortir, d'être controlés, de faire une photo à travers la baie vitrée, d'être contrôlés à nouveau, de re-rentrer dans l'avion...On ne sait pas trop à quoi cela a servi si ce n'est à avoir le plaisir d'entendre "Welcome to Lhassa" de la bouche de la jolie douanière qui a tamponné nos passeports. Elle etait comme un petit oiseau gazouillant dans la froideur de cette zone de transit, et son sourire angelique contrastait fortement avec la severite de son costume militaire vert. On a cru un instant etre arrives dans une soiree carnaval, mais l'austerite de ces collegues etait la pour nous rappeller la solennite et le serieux de l'endroit.



Welcome to China
Chengdu- On sort de l'aeroport, il est tard déjà mais il fait encore jour. J'appréhende un peu de devoir nous jeter dans cette ville de onze millions d'habitants, mais mes craintes tombent rapidement. On avait déjà expérimenté le vélo dans les rues de Pékin il y a deux ans, sur les larges pistes cyclables de la capitale. A Chengdu, mais aussi dans les autres villes qu'on a traversées depuis une semaine, faire du vélo est un jeu d'enfant.
Les pistes reservees aux deux roues sont larges comme des avenues, et c'est vraiment appréciable. D'autant plus qu'on y trouve soit d'autres bicyclettes, soit des scooters électriques, qui nous épargnent le bruit du moteur, la fumée nauséabonde, le danger (ils ne roulent pas très vite) et les klaxons (ça n'est pas dans leur habitude). Les Chinois sont vraiment des champions de la prévisibilité au niveau des infrastructures. Ils prévoient grand. Du coup, la circulation est incroyablement fluide, traverser une ville de plusieurs millions d'habitants est beaucoup moins penible que de se balader dans la moindre petite ville indienne. Pourtant on se retrouve à certains carrefours avec une cinquantaine voir centaine de cyclistes qui attendent le feu vert!
On cragnait un vif depaysement que nous evitait d'habitude la lenteur de notre avancee a deux roues, mais l'arrivee dans la metropole chinoise s'est deroulee en douceur. Les Chinois sont tres curieux de nous voir deambuler avec tous nos bagages. On les trouve beaucoup plus sympathiques et souriants qu'à Pékin, syndrome de la capitale? Mais la barrière de la langue est très forte ici, impossible de discuter avec les mains, enfin si, c'est possible, mais on se retrouve avec une cuillère alors qu'on a demandé du sel, ou du fil alors qu'on voulait de la colle à rustine.

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Publié dans Chine

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